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Nom :
 
Localisation :
 
Type architectural :
 
Période de construction :
 
Description / historique :

Bâtie en 1823 par l’un des premiers habitants du village, le colon Pierre Rousselle, cette québécoise ancestrale se distingue par son insigne état de conservation. Elle fut habitée par l’homme d’affaire M.-A. Primeau pendant près de vingt ans durant le deuxième quart du XIXe siècle, avant que celui-ci ne déménage dans son manoir du village d’en bas.

Cette maison de pierres est particulièrement représentative du modèle traditionnel d’inspiration québécoise, avec sa rigoureuse symétrie dans la distribution des fenêtres du corps principal, la position centrale de la porte, le toit à deux versants et sa couverture en tôle. (…) En façade, l’avant toit retroussé atteint une largeur de près de deux mètres. Soutenu par six colonnes de bois, il abrite une longue galerie ornée d’une balustrade à colonnettes. La maison Rouselle comprend trois corps de bâtiments qui, selon toute apparence, ont été construits à des époques différentes. Une pierre de taille où se lit la date 1823 surmonte la porte principale. La cuisine d’été remonte probablement à 1890, alors que l’appentis qui lui est attenant daterait de 1905. La façon dont on a rallongé la cuisine, par l’arrière, en relevant le versant du toit et en le prolongeant, est typique de mode d’extension des maisons traditionnelles au toit à deux versants. (…) Cette cuisine compte deux cheminées en brique servant à des feux fermés. Des deux cheminées percées dans les murs pignons de la maison, seule celle du côté sud demeure encore fonctionnelle. Il est intéressant de constater qu’outre les adjonctions, la maison n’a connu que peu de modifications. Ainsi, sept des fenêtres sont d’origine. Avec leurs deux vantaux et leurs 24 carreaux séparés de petit-bois, elles reprennent un motif traditionnel. Certains détails intérieurs sont caractéristiques de ces maisons d’autrefois : les plafonds très bas (pas tout à fait deux mètres) à caissons, l’escalier face à l’entrée et sous lequel une armoire est dissimulée, ainsi que l’appui-chaise qui fait le tour de la pièce principale. Le foyer de la cheminée encore fonctionnelle offre un bel exemple de décoration de bois sculpté où des pilastres s’ornent d’une fleur stylisée à chaque extrémité (ARCHAMBAULT, 1991 : 360-361).

Cette maison patrimoniale doit son nom à son premier habitant. Elle a été classée monument historique en 1974. Particularité intéressante à noter : elle possède deux façades, l’une donnant sur le cours d’eau, l’autre sur le boulevard Saint-Joseph.


© 2003 La Société du patrimoine de Sainte-Martine inc.