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Nom :
 
Localisation :
 
Type architectural :
 
Période de construction :
 
Description / historique :

Louise Roy, à la mort de son mari Pierre Rousselle, en 1831, se fait construire une maison sur un terrain mesurant 60 pieds sur 120 pieds, faisant partie de la terre, et voisine de la maison de pierres.

En 1846, elle vend la maison à un médecin, Cléophas Bernard, qui achète de Marc-Antoine Primeau un lopin de terre mesurant 60 pieds sur 108 pieds situé derrière la maison qu'il vient d'acheter de Louise Roy. Il s'y fait construire une grange de 22 sur 28 pieds et une écurie de 18 sur 20 pieds.

Bernard vend la propriété en 1848 à Antoine William Noël-Duguay, médecin qui vient de s'établir à Sainte-Martine. Ce dernier s'associe avec le docteur Roger Daoust de Saint-Jean-Chrysostome, pour y fonder une clinique, mais l'association ne dure guère longtemps. Duguay, en 1852, va faire un long séjour en Californie comme chercheur d'or. Il donne procuration à Marc-Antoine Primeau pour administrer ses biens. Durant son absence, Primeau loue la maison à différents locataires.

À son retour d'exil en 1858, Duguay apprend la mort de M.-A. Primeau décédé en 1856. Il courtise la veuve Marie-Sophie Rousselle, héritière en usufruit de la fortune de Primeau. En 1859, ils s'épousent. Duguay vend alors sa maison à Étienne Caron. En 1865, Étienne Caron, qui a acheté du shérif les lots 241 et 242, vend à James McGowan, une partie du lot 241 comprenant le commerce fondé par le marchand Antoine Alexandre Trottier. Sur ce terrain, un magasin, une remise, et une écurie avaient été construits en 1837 par Toussaint Taillefer, charpentier de Sainte-Martine. Ce même Trottier avait été pendant huit années associé à Alexis Sauvageau, un marchand de Laprairie, lequel a été le développeur des lots 36 et 37 où sont situés l'église, le presbytère et une partie du village. C'est McGowan qui achètera la maison de Duguay.

James McGowan y établit un commerce florissant. À sa retraite, il cède les affaires à son fils Edouard qui gère le commerce avec beaucoup de succès. À la mort d'Edouard McGowan, l'entreprise incluant la maison Duguay, devient la propriété d'un monsieur Mallette, parent des McGowan. Les demoiselles Mallette occupent encore la maison.


© 2003 La Société du patrimoine de Sainte-Martine inc.